Deux images pour retrouver Ventabren au cœur de l’été 1944, dans les jours qui précèdent sa libération, à l’occasion du 82e anniversaire du Débarquement de Provence.
Blanc ou Noir... une opposition de couleurs qui intrigue, deux demeures chargées d'histoire qui comptent parmi les trésors du patrimoine ventabrennais.
S'il fallait décerner le prix du patrimoine le plus négligé de Provence, l'Oppidum de Roquefavour figurerait sans difficulté parmi les favoris. Car derrière quelques murs en ruine se cache tout simplement le plus grand oppidum celto-ligure connu de Provence occidentale.
Sur Iciventabren, nous parlons souvent des grandes figures de Ventabren... mais généralement un peu tard, lorsqu'elles sont déjà entrées dans l'histoire. Pour une fois, prenons un peu d'avance en mettant à l'honneur un personnage toujours bien vivant. Et comme son parcours est intimement lié au patrimoine, l'un de mes sujets de prédilection, je ne pouvais pas passer à côté.
Parler de Coudoux, c'est aussi raconter une partie de l'histoire de Ventabren. Après tout, les deux communes n'en formaient qu'une seule jusqu'en 1950. Des siècles d'un destin commun. Alors, même si Coudoux suit aujourd'hui son propre chemin, son histoire reste intimement liée à celle de Ventabren. On peut bien dire que c'est presque la famille.
En 1950, Ventabren a perdu près d'un tiers de son territoire. Avec la création de la commune de Coudoux, 12,65 km² ont été détachés des 41,15 km² que comptait alors la commune, soit une amputation de 30,7 % de sa superficie.
On passe devant en motant au vieux village sans s’arrêter sur les inscriptions qu’elle porte. Pourtant, les lignes gravées dans la pierre font revivre une partie de l’histoire de Ventabren.
Longtemps, la vigne a fait partie du paysage quotidien de Ventabren. Avant l'arrivée des lotissements et l'urbanisation progressive de la commune, les coteaux étaient largement occupés par des terres agricoles, parmi lesquelles les vignes tenaient une place importante.
Autrefois essentiels dans les villages provençaux, les lavoirs étaient à la fois des lieux de lavage, de rencontre et de vie sociale. Les lavandières y échangeaient les nouvelles du village, donnant naissance à tout un imaginaire populaire encore présent dans les santons provençaux et les légendes des mystérieuses « lavandières de nuit ». Elles sont les témoins du passé rural ventabrennais.
Au début du XXe siècle, bien avant que Saint-Tropez ou la Côte d’Azur ne deviennent les symboles du chic et de la mondanité, il existait au sud de Ventabren un lieu incontournable où toute la belle société provençale aimait se retrouver et se montrer.
Perché sur son éperon rocheux au-dessus du vieux village, le château de la Reine Jeanne reste l’un des rares vestiges médiévaux encore visibles dans le paysage de Ventabren.
Sous un magnifique soleil, Ventabren a rendu hommage à la mémoire des combattants et victimes de la Seconde Guerre mondiale lors de la commémoration du 8 mai 1945.
À Ventabren, il existe une étrange habitude : voir passer des artistes admirés par les critiques de leur époque puis lentement oubliés du grand public. Édouard Peisson pour la littérature, Raymond Normand pour la peinture. Deux trajectoires différentes, mais un même destin discret.
Raymond Normand n’a jamais connu la reconnaissance d’un Cézanne. Pourtant, il aura vécu presque de la même manière : loin des salons, loin des modes, entre son atelier, ses pinceaux et les paysages du Pays d'Aix. Peut-être est-il simplement né un siècle trop tard.