Quand l’automne faisait redescendre les troupeaux à Ventabren

S’il y a bien une période de l’année pour parler de transhumance, c’est maintenant. À l’automne, lorsque les premiers frimas arrivent sur les hauteurs de Haute-Provence, les troupeaux prenaient autrefois le chemin du retour vers le sud.
Quand les troupeaux redescendaient vers Ventabren
Direction les terres plus douces des Bouches-du-Rhône, où l’hiver est tout de même un peu plus clément pour les bêtes. Et forcément, Ventabren se trouvait sur ce grand territoire pastoral qui vivait au rythme des troupeaux. Aujourd’hui, cela peut paraître bien loin de notre quotidien. Pourtant, il suffit de regarder un peu autour de nous pour retrouver les traces de cette époque. Elles sont là, parfois juste sous notre nez !Le Ventabren d’avant : moutons et oliviers
Bon, évidemment, tout cela, c’était avant. Avant les supermarchés, avant les lotissements, avant que les collines ne deviennent principalement des espaces de promenade. À l’époque, le pastoralisme et l’olivier faisaient partie des piliers de la vie rurale provençale, et Ventabren ne faisait pas exception. Notre territoire n’était pas vraiment le royaume des grandes prairies grasses pour les vaches.Quant au cochon, il était beaucoup moins adapté à ce grand nomadisme pastoral : pas question de lui faire parcourir les drailles avec les moutons ! Ici, la garrigue, les collines, les espaces secs et les longs parcours convenaient beaucoup mieux aux moutons et aux chèvres. Et le mouton avait décidément tout bon : il fournissait de la viande, du lait et du fromage, mais aussi de la laine. Et, accessoirement, il savait se débrouiller avec ce que la Provence voulait bien lui donner à manger !
Le plus emblématique est peut-être cette discrète plaque "Chemin des Pastoureu" que l’on peut encore apercevoir sur le chemin, en bordure de la montée du boulevard de Provence. Elle se trouve à droite de l’emplacement des poubelles : levez les yeux et regardez le mur ! Derrière cette petite plaque se cache tout un morceau de notre histoire pastorale.
À Ventabren, le plus célèbre est sans doute celui de Fontvieille, autrefois appelé Fontaine de la Bouaou. Son eau, réputée non potable, était justement destinée aux animaux. Imaginez donc les troupeaux arrivant sur place, comme l'illustration de cet article), après avoir parcouru les chemins et les collines, pour venir s’y désaltérer.
La bergerie de Chante-Grillet devait ainsi occuper une place importante dans le paysage pastoral de la plaine du Ban. Dans les collines entre Ventabren et Éguilles, plusieurs bergeries et installations se concurrençaient les espaces ruraux.
Sans oublier les fameuses bories, ces petits abris construits en pierre sèche qui permelttaient notamment aux bergers de s’abriter et de déposer leur matériel. Mais ça, c’est une autre histoire… et cela méritera bien un article à lui tout seul !
La prochaine fois que vous passerez devant un ancien abreuvoir, une bergerie, une borie ou simplement une vieille plaque au détour d’un chemin, prenez deux secondes pour regarder. À Ventabren, notre paysage est plein de petites histoires. Et parfois, il suffit simplement de lever les yeux pour les retrouver.
Il suffit parfois de lever les yeux...
Ce qui est amusant, c’est qu’il n’est finalement pas très difficile de retrouver les traces de ce passé ovin à Ventabren. Il suffit d’avoir l’œil un peu curieux… et de regarder autrement les endroits devant lesquels on passe tous les jours. Certains noms de chemins et de lieux sont déjà de précieux indices.Le plus emblématique est peut-être cette discrète plaque "Chemin des Pastoureu" que l’on peut encore apercevoir sur le chemin, en bordure de la montée du boulevard de Provence. Elle se trouve à droite de l’emplacement des poubelles : levez les yeux et regardez le mur ! Derrière cette petite plaque se cache tout un morceau de notre histoire pastorale.
Fontaines, lavoirs… et abreuvoirs !
Autres témoins bien plus concrets : les abreuvoirs. Et là, attention, il faut faire la différence. Une fontaine (>> > à Ventabren) servait aux habitants, un lavoir (>> à Ventabren) servait à laver le linge… et un abreuvoir servait aux animaux. On ne mélangeait pas les torchons et les serviettes ! 😄À Ventabren, le plus célèbre est sans doute celui de Fontvieille, autrefois appelé Fontaine de la Bouaou. Son eau, réputée non potable, était justement destinée aux animaux. Imaginez donc les troupeaux arrivant sur place, comme l'illustration de cet article), après avoir parcouru les chemins et les collines, pour venir s’y désaltérer.
Bergeries, bories : le paysage parle encore
Et puis il y a tout ce patrimoine plus discret, parfois presque fondu dans le paysage ventabrannais. Dans les collines, on retrouve les traces des anciennes bergeries, des enclos et de ces constructions en pierre sèche qui racontent une autre façon de vivre avec le territoire.La bergerie de Chante-Grillet devait ainsi occuper une place importante dans le paysage pastoral de la plaine du Ban. Dans les collines entre Ventabren et Éguilles, plusieurs bergeries et installations se concurrençaient les espaces ruraux.
Sans oublier les fameuses bories, ces petits abris construits en pierre sèche qui permelttaient notamment aux bergers de s’abriter et de déposer leur matériel. Mais ça, c’est une autre histoire… et cela méritera bien un article à lui tout seul !
Quand le territoire faisait office de garde-manger
Tout cela nous rappelle finalement quelque chose d’assez simple : le monde d’avant vivait à l’heure de son environnement. On faisait avec ce que le territoire offrait. Pas d’Intermarché à l’époque. Et quand venait l’heure de passer à table, il aurait été assez malvenu de déclarer : « Désolé, mais moi, l’agneau et le fromage de chèvre, je n’aime pas trop… » 😄La prochaine fois que vous passerez devant un ancien abreuvoir, une bergerie, une borie ou simplement une vieille plaque au détour d’un chemin, prenez deux secondes pour regarder. À Ventabren, notre paysage est plein de petites histoires. Et parfois, il suffit simplement de lever les yeux pour les retrouver.




