Une balade dans le Ventabren d’hier, avec Google Maps

Le Tchak à Ventabren

Le Tchak : quand Ventabren change de visage.

Un petit voyage dans le temps

Je m’amuse souvent à parcourir Ventabren dans le passé grâce à Google Maps. Bon, un passé qui ne dépasse guère vingt ans… mais à l’échelle de notre urbanisation actuelle, vingt ans suffisent pour avoir parfois l’impression de changer d’époque ! Pour un néo-Ventabrenais, c’est encore plus amusant : on découvre que certains endroits de notre quotidien avaient hier un visage complètement différent.

Du complexe immobilier au relais-restaurant

Prenez ce rond-point qui marque un peu l’entrée Est du village, entre la D10 et l’avenue Victor-Hugo. Aujourd’hui, difficile d’imaginer autre chose que Castel Verde et son petit centre commercial. Pourtant, il y a encore quelques années, on trouvait ici un simple restaurant de bord de route : Le Tchak.

Au-delà de l’anecdote, c’est surtout le décor qui m’a séduit. Ici comme ailleurs, on replonge dans un passé qui nous est familier : celui de notre enfance, des bords de route de province et de leurs ambiances convivialmes si particulières.

En 2011, le restaurant est encore bien ouvert. Puis tout disparaît. Le restaurant, le bâtiment… et finalement Castel Verde prend sa place.

Et ce drôle de nom ?

Mais le nom m’interpelle immédiatement. Il me ramène à cette plaque que l’on aperçoit au rond-point : « Rond-Point Danielle Tchakamian – 1947-2005 ». Et là, forcément, la curiosité du petit fouineur de village se réveille ! Qui était Danielle Tchakamian ? Pourquoi ce rond-point porte-t-il son nom ? Et quel rapport avec cette famille Tchakamian associée au restaurant Le Tchak ?

Une petite ligne explicative sur la plaque, sous le nom, aurait suffi à éveiller la curiosité des néo-Ventabrenais comme moi. Parce que lorsqu’on n’est pas « de souche », on regarde parfois Ventabren avec des yeux différents. On voit une plaque, un nom, un bâtiment disparu… et on a envie de savoir.

Oui, je sais… je ne suis pas un « vrai Ventabrenais » (donc, après tout, ce ne sont pas mes oignons !) — j’y ai droit assez régulièrement ! 😄 Mais rassurez-vous, je n'en souffre pas : avec un grand-père figure de la culture provençale du pays d’Aix, capoulié du Félibrige, et mes ancêtres apparentés à la Reine Jeanne, Reine à Ventabren s'il en est, j’ai quand même quelques billes… surtout face à certains qui s’inventent une souche en deux générations ! 😉